Petit Garçon

septembre 25, 2009 par clopie

 

Petit Garçon…

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Ange du Ciel

L’Amour naît de tes yeux et de tes paroles

Ta gentillesse est un énorme papillon dans ton dos

Et quand tu souris les larmes aux yeux tu t’envoles

Vers un monde meilleur qui mérite ta présence

 

Je ne t’ai jamais oublié, car tu es venu vers moi avec tant de coeur

Et venu faire naître la plus grande compassion du monde

Dans mon coeur qui fleurissait lentement

Je t’ai donné mes mitaines pour qu’elles gardent tes mains au chaud

Je me rappelle de toi jouant de la guitare

Bravant le froid glacial de la présence de l’Homme-Pieuvre

Et son silence maudit qui sifflait comme un vent mordant dans mon âme

Et peut-être aussi, maudit soit-il, dans la tienne

La chaleur de ton être réconforterait les gens à la porte de la mort

Et tu as en toi toutes les forces pour combattre le mal

Qu’on t’a sournoisement imposé dans l’Amour

Et qui t’as mis dehors de ta propre vie.

 

L’Injustice insupportable

Je voudrais te la prendre dans mes mains

Et souffler dessus afin qu’elle disparaisse

En poussière dans le vent

Et te laisser chanter pour ton coeur d’enfant

Afin qu’il retrouve son berceau, sa douceur, son repos, sa chaleur et sa sécurité

Et après, de nos pouvoirs magiques réunis

Envoyer tout le pouvoir des anges survoler la planète

Trouver la créature qui a, au lieu d’un coeur, un affreux et terrible néant

Engloutissant tout sur son passage

Et le démasquer sauvagement

Dévoiler son unique vérité

Cachée sous des tonnes et des tonnes de mensonges

Psychopathe de l’âme, violeur d’enfants, pervertisseur de l’innocence

Assassin de l’Amour, pédophile vorace, misogyne, tueur du féminin maternel

Menteur, voleur de vies, destructeur d’humanité, imposteur, vicieux cruel

Monstre

Le pire que j’ai rencontré dans ma vie

 

Pardonne-moi

Pardonne-moi s’il te plaît de ne pas avoir pu être là pour t’aider…

 

Et toi, être plein d’amour et d’espoir

Je te rêve heureux et que justice soit faite pour toi

Je te vois dans mon coeur réaliser tes plus beaux rêves

Être plus fort que lui, tellement plus fort

Et pas de honte, pas de sentiments négatifs

Je te vois dans ta pureté te relever et t’envoler

Pour l’Éternité dans l’Amour de Dieu qui te prend dans ses bras.

Je t’aime,

Claudexx

guitare

(insectes22.skynetblogs.be)

(la13enote.wordpress.com)

Dieu seul sait…

septembre 25, 2009 par clopie

elfe-bois-156221874bAu début j’étais amoureuse…amoureuse folle de lui.  J’avais 16, 17 ans,  j’étais une adolescente fière et exaltée qui ne voyait que le beau côté de la vie.  J’avais la liberté dans ma tête et j’étais très créative.  J’aimais écrire de la poésie, faire de l’art, de la danse, j’étais d’un romantisme fou, j’étais toujours en amour. À la fin de mon secondaire, il m’était arrivé une mauvaise expérience de fin de couple qui m’avais bouleversée.  Et puis,  j’avais décidé d’arrêter de prendre toute forme de drogue, alcool, cigarettes, et j’étais à la recherche d’une spiritualité, de quelque chose de plus grand qui ferait évoluer mon âme.  Il y avait ce professeur de Formation Personnelle et Sociale au secondaire, qui parlait philosophie, psychologie, épanouissemnt personnel, etc…je suis tombée raide dingue de lui.  Je voyais en lui quelqu’un avec qui parler et apprendre plein de choses passionnantes.  J’avais fait un rêve dans lequel je voyais qu’il était l’homme de ma vie, car j’avais vue sa photo de quand il était jeune dans l’album des finnisants. Je croyais que je n’étais pas née dans la bonne époque et bla bla et bla bla bla…!!! Je lui ai donc révélé mon amour.  Il m’a demandé si je comprenais bien qu’il avait 48 ans et m’a conseillé de revenir le voir quand j’aurais dix-huit ans. Étrange.

Enfin, il m’a honoré quand même de quelques invitations; aller nager dans sa piscine un soir qu’il discutait avec ses amis, aller chez lui me faire tirer au tarot…il m’a alors donné un bec sur la joue et il m’a entraînée sur le divan par-dessus lui assis comme pour faire l’amour ou je sais pas trop…il avait un regard étrange. Ça s’est arrêté là, il a due voir l’expression sur mon visage.  Ça m’a gelée sur place.  Aujourd’hui, je le ”remercie” de ne pas m’avoir violée…

Il m’avait dit dans un cours que j’étais tellement belle dans ma tête qu’on avait envie de de me protéger des laideurs du monde.  Il le savait…que j’étais hyper naïve et fragile.  Il ne m’a pas protégée, il a fait le contraire… pourquoi?   C’est étrange, parce que pour moi, aujourd’hui, les laideurs du monde, ça se résume en un seul nom, le sien: Michel Labelle.

Il organisait des ”Camps d’épanouissement personnel” appelés ”Vie-Soleil” et il en avait organisé un durant la longue fin de semaine de la Saint-Jean Baptiste qui s’intitulait: Camp du Silence.

J’y suis allée, convaincue d’y découvrir une spiritualité et de faire des apprentissages passionnants.  Mais là-bas, au fond des bois, dans son chalet envahi d’énergies malsaines, son regard avait changé.  Il n’avait plus un regard gentil ; je n’arrivais pas à traduire ce regard dans mon coeur…il me donnait des sensations étranges et très désagréables et il me faisait peur.  Je me suis sentie toute à l’envers tout le long du séjour, mais je participais à ses activités de spiritualité silencieuse, dans lesquelles j’espèrais découvrir quelque chose d’intéressant.  Niet. Nada. Rien. 

À la fin du séjour, ils ont fait un gros feu pour célébrer la Saint-Jean Baptiste.  Là on pouvait parler, mais je restais dans mon petit coin, complètement ailleurs.  La fin de semaine avait été ponctuée de petits événements à l’allure anodine, mais qui m’avaient fait me recroqueviller de plus en plus sur moi-même et qui me faisait sentir mal, dans tous les sens du terme.  J’ai l’impression d’avoir déconnectée.  J’ai l’impression que tout se revirait à l’envers à l’intérieur de moi.  Je ne parlais plus à personne, j’avais mal au coeur, mal en-dedans, je me sentais seule, incapable d’ouvrir la bouche…

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Je suis allée marcher dans les bois pour prendre un temps pour moi loin des gens…il est venu me rejoindre.  Quelle était ma joie quand il m’a serrée contre lui…mais ça n’a pas tardé à se retransformer en cauchemar quand il a commencé a frotter son pénis entre mes jambes.  Juste assez pour me faire perdre la tête, dans tous les mauvais sens du terme.  Il s’éloigna ensuite un peu, je ne crois pas avoir vu son regard car j’avais la tête baissée.  Il m’a invitée à rejoindre le groupe et j’y suis allée, je ne me rappelle même plus dans quel état j’étais. 

Je suis revenue chez moi complètement bouleversée, décue, triste.  Je me sentais profondémment trahie, comme si on avait violé mon âme qui me faisait terriblement mal, mais j’étais tout simplement incapable de m’expliquer pourquoi ni comment.  C’était comme si j’avais découvert un autre Michel et je n’arrivais pas à le croire.  Je n’arrivais plus à l’aimer et ça me bouleversait.  Un Michel mauvais…ça ne se pouvait pas pour moi, pas mon prof, pas cet homme…mais qui était-il au fond? Comme je l’avais aimé…et lui m’avais laissé croire à une relation amoureuse possible entre nous.  Il parlait d’amour universel et bla bla bla.  Il m’avait donné un disque de musique pour danser et penser à lui.  Je croyais qu’il m’aimait pour vrai…mais ce que je ressentais là m’empêchais toute tentative de renouer contact avec lui.  C’était tellement fort, tellement malsain, tellement laid.

La dernière fois que je l’ai vu, je travaillais pour les élections.  Je l’ai vu s’approcher de moi, sa femme était derrière lui et il m’a lancé un de ses regards…là, la transformation était complète…plus de gentil Michel…Son regard m’a littéralement glacé le sang…c’était plein de haine, de perversité, de froideur, de cruauté, de méchanceté, de malsanité et d’accusation comme si j’avais voulu tout ça…je ne peux pas appelé ça un sourire, ce qu’il a fait avec sa bouche…c’était comme un sourire de haine victorieuse…ça a fini la job.

CLAC.  Mon coeur étais pris dans un éteau et mon sang glacial…mon âme prise dans son énorme piège labyrinthique et froid dans lequel j’ai erré durant treize ans.  Je me suis sentie mourir…je peux jurer que cet homme peut tuer quelqu’un avec un regard.  Il peut lui arracher l’âme du coeur et laisser flotter la racine au vent.

 

Cela fait treize ans que je ne l’ai pas vu.  Treize ans que je traîne les démons de cet homme, que je parle en son nom et le défend sans m’en rendre compte.  Treize ans de maladie mentale, de vas et viens dans les hôpitaux psychiatriques, de recherche de diagnostique, de mort lente à petit feu et de disparition de mon âme dans un néant de puanteur.  J’ai cherché pendant treize ans à comprendre la cause de mon mal.  J’en suis même venue à accuser ma propre famille, tellement bien caché il était dans mon inconscient.  Je me rappelle qu’il avait dit cette phrase à l’école: il y a trois catégories de gens…je ne me rappelle pas les deux autres, mais je me rappelle clairement qu’il avait dit: Les intelligents, eux, jouent avec les lois.  Ça m’avait marquée…aujourd’hui que je m’en souviens je vois bien que ça n’a pas de sainte-bénite de bon sens.  Il est fou, dire ça à des étudiants adolescents.  Je suis presque sûre qu’il se trouve intelligent du coup qu’il m’a fait, car il a joué juste sur le bord des lois et n’a laissé aucune preuve tangible, mis à part les treize années de ma vie gaspillées…ma jeunesse quoi.  Je lui souhaite de rencontrer quelqu’un qui connaît vraiment les lois et qui ”joue” mieux que lui…PAF…en prison.

Je ne croyais pas qu’il pouvait exister sur terre des êtres humains mal intentionnés.  Je ne le croyais tout simplement pas.  J’ai toujours cru en la bonté fondamentale de l’être humain.  Mais maintenant que  j’ai pris conscience du vrai Michel Labelle, mes convictions sont ébranlées.  Je préfère, pour l’instant, croire qu’il n’est pas un être humain…Non, finalement, mes convictions ne sont pas tant ébranlées…ça n’a pas marché son truc…parce que je continue à croire en la bonté fondamentale de l’être humain, sauf Michel Labelle…il est l’exception à la règle.  Il devrait être content!!!

Michel Labelle a violé un petit garçon.  Il s’est essuyé sur moi en frottant son pénis entre mes jambes et depuis ma vie a basculée.  Il m’a refilé tous ses démons comme si j’étais une poubelle et c’est moi qui ai du retrouver mon chemin à travers son enfer.  Je n’ose même pas imaginé ce que le petit garçon a vécu. Ça me donne une de ces nausée.  Un mal qui fait tellement mal que je ne suis pas capable de pleurer.  Voilà les beaux résultats des apprentissages sur la vie de Monsieur Michel Labelle. (En espérant qu’il en existe qu’un seul.)

Cet homme est un cercle vicieux ambulant.  Je cherche depuis quelques jours à quoi le comparer, parce que j’aime les images et les métaphores.  J’ai trouvé exactement à quoi le comparer: le Sida…ou n’importe quelle maladie incurable.  La Bébitte mangeuse de chair version Bébitte mangeuse d’âme.  Un poison extrêmement dangereux.  Cela ne m’étonnerait même pas que ce soit lui l’inventeur de toutes ces maladies.  Cet homme haît l’amour.  Il haît l’amour sous sa forme la plus pure. C’est incompréhensible.

Je dis cet homme, mais je ne suis pas sûre que c’est un homme.  J’ai l’impression que derrière sa poitrine, il n’y a pas de coeur, juste un grand trou noir pourri.  Comme une erreur de la nature.  C’est l’être le plus sournois que j’ai rencontré et il fait ses ravages en cachette et affiche une image de philosophe avec des théories que je considère aujourd’hui comme du délire de psychopathe sévèrement atteint.  Il jouit de voir se ruiner l’espoir et la beauté de la jeunesse.  Il va chercher du pouvoir de la façon la plus sale, visqueuse, misérable.  Il tue l’amour et Dieu dans le coeur des enfants et des adolescents.  Il haît l’être humain, l’humanité.  Il se croit être dans son droit.  Il est une menace pour l’humanité.  Il se faufile dans les psychées et transforme la source éternelle de l’âme en un désert aride dans lequel il est quasi impossible de retrouver son chemin.  Il creuse des fosses partout dans l’esprit dans lesquelles s’enfoncent les plus beaux souvenirs suivis des sentiments et des émotions les plus pures.  À le suivre sans m’en rendre compte, j’ai perdu la douceur dans mon coeur car il était toujours dans une panique extrême, sentant Dieu menacé dans mon âme.  Des pensées sales me venaient toujours à l’esprit, surtout quand je voyais des enfants.  Ça m’a rendue complètement folle et je me suis menée tout droit en enfer (dans ma tête).  Ces pensées ou ces voix me dégoûtaient et me faisaient extrêmement peur.  Je crois que cet homme a tenté de tuer la bonne mère en moi.

Aujourd’hui que j’ai pris conscience de la réelle source de mon mal; Michel Labelle, je lui renvoie vers lui ses démons et ses pensées sales et je me porte de mieux en mieux.  J’ai demandé à ses démons de retourner vers lui maintenant que j’en avais fini avec eux et qu’ils n’avaient rien à faire avec moi.  Je souhaite ardemment que tous ses démons lui reviennent en rafale sans qu’il puisse en contrôler le débit, qu’il leur fasse face et qu’il en bave parce que: personne pour le croire, pas de preuve, invisibles comme ses tours de passe-passe.  Je souhaite qu’il retrouve une conscience humaine et un coeur.  Dieu seul sait s’il pourrait le supporter.

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Claude

J’ai trouvé les fabuleuses images à l’adresse suivante:  lilimay.sosblog.fr

Je t’aime (point de vue de la personne malade)

juin 8, 2009 par clopie

gouffre

Sur le bord de mon abîme qui se rempli de jour en jour

La beauté ne flanche jamais à la vue des vautours

Des petites morts poussent sur le sol rocailleux

Ma peine les arrosent chaque nuit un peu.


Mais en bas du gouffre l’eau monte de plus en plus

Des perroquets translucides émergent des nues

La vie comme un grand pinceau rose colore

Le gris terne et mat des petites morts.


Il y a des flocons de cristal qui sautillent de temps en temps

Hors de la grande mer qui se crée à mes pieds lentement

Le roc si puissant des mes rives se transforme

En sable précieux et tiède à l’ombre des ormes.


Mon coeur étend ses ailes et respire de mieux en mieux

Les petites morts chantent leur dernier adieu

L’unique souvenir de leur mystérieux et sombre passage

Est une petite pierre noire et brillante dans le paysage.


L’océan à mes pieds compose de vague en vague

Une musique amoureuse qui me promet la bague

Du jeune homme nu assis au bord de la mer

Nous sommes enfin dans le même rêve; celui d’un artiste sincère.


Purifiée de mes anciens délires, de page en page

J’irai nager dans le grand livre des Sages

Ceux qui créent avec la matière première inépuisable

De l”Amour, et ils la changent en eau et ils la changent en terre et ils la changent en sable…


Je suis comme une nuée d’oiseau vue de loin en lointain

Chaque parcelle de mon âme réunies par le même destin

Mais qu’est-ce qui tient entre elles les différentes parties de son corps

Céleste?, je ne le sais pas encore.


J’ose croire à nous deux et de rêve en rêve

J’embarque sur le voilier dont toutes voiles se lèvent

Le vent est si fort que j’y crois, suis-je folle?

Suis-je hallucinée dans des songeries frivoles?


Je vois tes yeux et je voyage de cil en cil

Pour cerner les constellations se réflétant dans le Nil

Infini de ton regard « nuit arabe et amour éternel »

Tel un parfum enfouie dans la mer, en chaque grain de sel.


Tu es l’homme installé dans mon âme et de victoire en victoire

Tu deviens un Roi infaillible, un pilier de mon palais d’histoires

En mon coeur vaincu et si bien dans ta gloire

Je t’entends à tout moment me redonner espoir.


Tu es un chasseur pour moi et de cible en cible

Tu as su te rendre en mon être, invincible

Ou plutôt tu es un grand étalon noir et majestueux

Libre, pur et confiant, courant dans les plaines des Dieux.


Ramenant sur les terres de campagnes en campagnes

La terre fertile aux hommes et les coupes de champagne

Pour célébrer enfin la toute puissante réussite

De la justice sur Terre, ce que tout homme mérite.


Tu cours, tu cours, si fougueux de pays en pays

Ton crie se fait entendre, grandiose harmonie

Élégante parole riche de connaissance et de vérité

Prestigieux dans ton âme qui exalte les plus hautes volontés.


Je me promène sur les menus souvenirs, d’instant en instant,

De toi qui me faisait frémir, de toi qui me fait voir plus grand

J’espère tant te revoir, bien que je craigne

Qu’en ce moment béni mon coeur explose et saigne.


Tu es pour moi le seul et pourtant de personnes en personnes

Je crois te voir dans leur regard, leur démarche, l’heure sonne

Tu es partout et nulle part, l’heure sonne et je pars

Je t’attends près de ma nouvelle mer, ce soir.

Je t’aime

claudexx

je-t-aime-sable

Femme de Toi (point de vue de la personne malade)

juin 5, 2009 par clopie

ingres_source(Ingres, La Source, 1856)

Sans faire de bruit sans crier au secours sans rien ni personne

Sans moi qui s’égare, qui marche à genoux, qui prie à tue-tête

Ma voix comme un robot qui s’élève vers des cieux étranges

J’y crois, j’y crois, j’entends dans mon coeur le souffle des anges.


Je me lève ce matin et me sens comme un homme

Je me vois dans la glace et encore, masculine, virile

Pénis halluciné…invisible entre mes jambes serviles

J’ai la désagréable impression d’avoir, dans la gorge, une pomme.


Je change de miroir peut-être celui de la salle de bain

Est un reflet fidèle de mes délires mensongers

Dans la cuisine je me vois de la tête aux pieds

Je fixe mes orteils d’un air incertain.


Là je me sens comme une extra-terrestre

Comme une genre de créature inexplicable

Un objet vivant non-identifiable

Reste que c’est très cute des petits orteils sylvestres.


Je sais que dans mes forêts qui s’étendent jusqu’à la Voie Lactée

Il y a plein de gens, plein de pieds, d’orteils et de sentiers pédestres

J’imagine avancer sur celui menant à mon amour équestre

Je clopine entre les racines et je tombe sur les étoiles du plancher.


Mon grand désir pur d’aimer un seul homme se transforme parfois

En un gigantesque feu dans mon corps intergalactique

Je suis alors très pressée d’assouvir par des caresses cosmiques

Ce qui pourrait devenir le berceau de ma foi.


Mon identité si friable et le sable de mon âme sur sa plage déserte

Écoutent passer les oiseaux invincibles et accueillent les marées

Je voudrais rester assise là, en paix, sur mon indicible rocher

Qui fait de moi une femme éternellement pour toi offerte.


Femme don, femme foi, femme sexe, femme pure, Amour

Femme de toi, femme pour toi, femme délire

Je ne sais même pas si tu voudrais me lire

Je ne sais pas, mais je compte les jours.


Dans ma tête de cerf-volant qui explore le vent dans les cieux

Je nous vois marcher, tout près de la mer

La folie qui tient mes ficelles, me faire ses adieux

Et ensemble poursuivre un rêve qui fleurit de la Terre.


Devant l’immense fenêtre de notre avenir commun

Je rêvasse que c’est toi l’homme dont je ne peux pour l’instant

Voir le visage, mais je perçois la forme de ton être élégant

Et dans la fumée de la pipe à tes lèvres se dessine le mal en défunt.


Je nous ai vu sur le dos de trois éléphants

J’ai rêvé éveillée, j’ai puisé dans le fond d’un puits oublié

Ce qui attend là d’être bu, la source de mon Amour purifié

Romantique, réel, vivant, pour ton regard qui me plonge dedans.


Je te vois en chaque homme et en chaque parcelle de Dieu

Qui laisse traîner des indices de mon éternel aveu

J’ai l’intuition en fleur, c’est comme un printemps sans douleur

C’est comme l’accomplissement de mes histoires de coeur.


Et la fin, je la crée de toutes pièces, toute inventée

Toi, debout, chevaleresque comme le Roi de l’Été

Tu me donnes enfin ce que j’ai cherché si longtemps

L’accès aux grandes portes de l’Amour et du Firmament.

Finalement!

Claudexxx

Dieu le Farceur (point de vue de la personne malade)

mai 31, 2009 par clopie

bruleenmoi(Allez voir le blog de Mika, il est très beau et a répondu à quelques questions que je me pose dans ce texte sur quoi faire avec ce qui brûle en nous!)

Je brûle…je brûle…je brûle…

Je fond comme la méchante sorcière du magicien d’Oz

Je brûle, je suis dans tous mes états

Ma libido danse le flamenco au plafond

ET ÇA RÉSONNE

Tac tac tac tacatacatacatac tac tac tacatac

Boum Boum Boumbouboumbouboumbouboum boum boum

Paf Pataclaw Ping plaf pow bedang cucung cung pataw

Dring dring pow pow tchik a tchik a wow wow

Magasin souin souin vas pisser dans ton jardin…ou quelque chose du genre…

Là je suis en plein débordement de fougue et je ne sais pas quoi faire avec…Ça fait depuis ce matin que j’ai chaud dans tous mes sens et que j’attends le moment fébrile où je me ferai traverser, entière, dans le don de moi et dans la passion d’un nouveau duo de tango à poil…

Mes jambes sont entrouvertes, j’attends…

ALLO?…Y A QUELQU’UN?

Si seulement mes hallucinations pouvaient me faire l’amour, elles me serviraient au moins à quelque chose.

Bof…

Je suis Jeanne D’Arc sur son bûcher, je suis toutes les femmes sorcières en même temps, brûlées par la démence des écclésiastiques d’une époque lointaine, si je ne me trompe…

Tout ça en même temps, c’est lourd à gérer. J’ai pas envie de faire ça toute seule, Sainte-Bénite;

JE VEUX UN HOMME…

Je me sens comme un tigre là, aux aguets, comme une vraie chatte qui se tourne sur le dos, mais une belle petite chatte toute blanche toute cute…pas une vulgaire femme dégueulasse…quand même…

Le soleil de mon bas ventre illumine enfin tout le reste

L’énergie solaire déclenche un mouvement dans le battement de mon coeur, qui donne un rythme comme…pom pom popom pom

pom pom popom pom pom pom popom pom…

C’est hyper langoureux et j’ai des flashs de toi

Oui toi, petit dragonnet….ou plutôt…grand dragon de feu

Qui a sans doute compris le rythme de mon sang qui vibre dans mes veines, et tu plonges en moi en dansant si gracieusement sur ce rythme parfait, je te sens jusqu’aux tréfonds de mon canyon ou il y a une autre moi au fond qui crie

WOUOUOUOUHHHHHOU!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!HHHHHHHHHIIIIIIIIIIIIAAAAAAAA

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelqu’un pour venir me chercher!

Enfin quelque’un pour venir…

Enfin quelqu’un…

HOUUUUUWHOOOOOOOOOOOAAAWW

Aweye de l’autre bord pis de l’autre pis revole à drette revole à gauche !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

SAINTE-BÉNITE

C’est ce qu’il y a de mieux sur Terre…

Pourtant, il fait très beau dehors et je me sens presque comme lors d’un jour de pluie…

Je suis seule avec ma démone là!!!

Je suis sûre que si je sors dans la rue je saute sur le premier homme, lui arrache ses vêtements avec mes dents et je lui dit: « Fais-moi l’amour ici et maintenant et longtemps ».

C’est juste qu’elle n’est pas domptée…la folle!!!

Je pourrais danser pendant des heures…

Je pourrais écrire ce qui se passe en observant le phénomène calmement…

Mais si j’avais un grand atelier, je vous jure que les toiles seraient immenses, et que la peinture, ça revolerait par là, et je te ferais des élans spontanés de couleurs et j’attaquerais les toiles de mes pulsions érotiques, elles seraient explosives….je me mettrais complètement nue et je me roulerais dans la peinture pour faire l’amour avec mes toiles, je peindrais mon corps et avec mon corps…il y aurait des toiles partout; sur les murs, les plafonds, les planchers…je mettrais la musique à fond et ça serait la danse de la folle en transe-sexuelle (pas transexuelle, bien que je n’aie absolument RIEN CONTRE les personnes transexuelles).

Bon…je l’ai dit le mot sacré: SEXE

Quatre lettre pour deux personne

Quatre lettre qui résonne trrrrrrrrrrrrrrrrrès longtemps

Quand on est seule, sans amour, sans amant

Ça fait dur et pathétique

JE SAIS

Comment traduire cette impulsion qui m’enflamme depuis ce matin, et qui est sans relâche????????????????

La douce pluie couvrait son corps nu sous les étoiles

PAF, un pas dans sa direction

Et puis le noir de la nuit se réflétait comme un manteau sur lui

PAF, un autre pas vers lui

La lune ornait son cou de son joli reflet argenté

PAF, j’avance (bébé jajoue la toune bébé jajoue la toune)

Puis, il se tourna à moitié, ses cheveux frisés comme des milliers de murmures appelant de douces caresses subtiles

PAF, c’est parce que je suis lourde là, et je n’ose pas trop

Il entrouvrît les lèvres pour expirer bruyamment

E…paralysie momentanée, frisson partout dans le corps jusqu’à l’âme tellement que j’en ai mal à l’origine du monde

Il lève les yeux vers moi, des yeux bordés d’une centaine de cils noirs et au regard si doux qu’il fait mal et si profond qu’il fait monter des larmes à mes yeux

PAF, je suis encore loin, mais je vais y arriver

Il sourit, soutient son regard avec tant de savoir-faire que j’en pleure dans mon corps

PAF, j’ai toutes les peurs qu’il me refuse sur le dos, ça fait de profondes traces dans le sable

Il se tourne complètement vers moi, avec toute la confiance d’un homme. Il est pur, je le jure, il est pur dans toute sa splendeur et je vois bien qu’il pointe vers le ciel

PAF, une trace de plus dans le sable humide de la plage, une plage sur Mars, et moi je viens de Vénus…c’est ça…

Il ouvre les bras, je sens la chaleur de son plexus solaire jusqu’à moi, il dit : « Viens » avec une voix chaude, assuré et réconfortante

PaaaaAAAaaaaFFFF, mes jambes se mettent à trembler parce que c’est l’homme de ma vie qui est là et qui m’attend. Je sais qu’il veut me combler, je le connais…à peine mais à fond…je le sais

Il tourne sa tête vers le ciel et inspire à fond…

PAF, j’arrive, j’arrive, paf paf, je suis là, j’y suis presque, paf paf paf et

PAF! Disparu

Plus rien…

Plus d’homme, plus de reflet sur le cou, plus de respire, plus de chaleur… RIEN

J’entends un rire moustachu et bienveillant: Dieu me regarde du fond du ciel (mais il n’a pas de moustache) et me dit :

« Pas maintenant, petite coquine »…


HA HA HA

Ou plutôt D A A

Pour « dépendants affectifs anonyme »

En tout cas

C’est ça qui est ça.